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LE FABULEUX DESTIN DE SUZIE (cliquez)

POMPADOUR PASSE À LA TRAPPE (cliquez)

 

LE FABULEUX DESTIN DE SUZIE

Une petite chatte, écaille de tortue, s'était réfugiée dans le moteur d'une voiture garée dans le parking de notre immeuble.. C'est alertée par des miaulements de souffrance que j'ai réussi au bout de vingt minutes à la faire s'approcher de moi.
Pensant qu'elle s'était égarée, je voulais la remettre dans le jardin de la résidence où quelques chats sauvages vivent nourris par de bonnes âmes.
En la prenant dans mes bras, je me suis aperçue qu'elle ne posait pas sa patte arrière droite et décidais de l'emmener consulter un vétérinaire n'ayant pas le coeur de la remettre blessée dans la nature (d'ailleurs était-elle un chat sauvage ?)
Après consultation de deux vétérinaires qui ne m'ont pas satisfaite dans leur diagnostic ("mais ce chat n'a rien !! un coup peut-être, rien de grave en tous cas !!...), je restais persuadée qu'elle était sérieusement blessée et c'est le troisième vétérinaire consulté qui m'a informée que cette petite minette avait une patte cassée et qu'elle était dans un état de déshydratation avancée.

Il a donc procédé aux premiers soins pour la réhydrater et pour ce qui concerne la patte m'a annoncé que seule une opération serait salutaire compte tenu de cette vilaine fracture. Je me trouvais donc dans une situation très pénible puisque j'avais pris en charge cet animal, acceptant les premiers soins du vétérinaire qui m'avait bien précisé en arrivant : "prenez-vous les soins à votre compte ou l'envoyons-nous directement à la SPA ?" où je savais ce qui l'attendait inévitablement.

Qu'auriez-vous fait à ma place, moi, qui depuis deux heures allait de vétérinaire en vétérinaire avec dans les bras une petite boule de poils famélique et... ronronnante!!!... Car à cela s'ajoutait un problème majeur, bien qu'adorant les animaux, j'en suis frustrée car je suis allergique aux poils en tous genres et particulièrement à ceux des chats.
Le vétérinaire comprenant mon embarras me propose alors de faire un bandage afin d'éviter la souffrance et me voici de retour à la maison avec une chatte de 4 ou 5 ans, non tatouée, anesthésiée, sur qui des frais importants doivent être engagés et que je ne peux absolument pas garder (mon asthme était revenu en force depuis quelques heures).
J'ai très mal dormi cette nuit là, ne sachant comment dénouer cette situation qui faisait que déjà je tenais à ce petit animal que jamais je ne pourrais garder et qui pourrait s'en occuper ?...
Je n'étais pas la seule dans la maison à commencer à m'attacher et mes deux filles de 15 et 17 ans craquaient complètement et que dire de mon mari sur qui la chatte a passé sa première soirée en ronronnant. Bref, vous l'aurez vite compris et pour abréger mon discours, nous avons décidé de garder Suzie définitivement et de faire fi des allergies, des voyages, des canapés en cuir et des tapis persans !!...
Pour conclure, notre Suzie va bien, nous avions, bien sûr, décidé de la faire opérer mais le bon vétérinaire a jugé que cela n'était pas la peine dans la mesure où la cicatrisation avait déjà commencé et se passait bien; maintenant elle ne boite plus et joue beaucoup avec nous.

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POMPADOUR PASSE À LA TRAPPE

Un exemple en condensé des actions de l’École du Chat : nourrissage, surveillance, « trappage », soins vétérinaires, stérilisation, tatouage, placement des petits et relâche des adultes sauvages.

Nous sommes averties que des chatons sont apparus dans un entrepôt où nous nourrissons déjà quelques chats. Nous décidons d’agir vite.

Nous arrivons sur les lieux et cherchons des signes de la présence des chats. L’entrepôt est si vaste que nos recherches restent vaines. Nous plaçons néanmoins la trappe dans un endroit stratégique (reculé, calme, encombré de cartons) et y disposons l’appât : le contenu d’une boîte de thon.

A deux reprises dans la journée, nous constatons que l’appât a été mangé mais que la trappe est vide. Nous revenons le lendemain et avons la chance d’apercevoir une chatte jouant avec ses petits. Le temps d’en compter deux et ils se sont enfuis. Nous replaçons la trappe, cette tâche est faite de patience. Dissimulées, nous voyons les petits ressortir de leur cachette et s’aventurer dans le fouillis de vieux cartons. Silencieusement, une de nous s’approche et bondit sur le carton dans lequel jouent deux petits.
Piégés !

Il faut maintenant les en sortir. Nos mains portent encore les marques des griffes et des crocs des petits furieux mais nous réussissons à les mettre dans une cage. Alors que nous allons repartir, nous en apercevons un troisième qui s’est caché au fond du moyeu d’une énorme bobine de fil et qui semble coincé et en bien mauvaise posture. Il s’étouffe. Là encore, nos mains ne craignant plus rien, l’une de nous plonge le bras dans le moyeu et en ressort difficilement un adorable petit minet noir et blanc qui pousse des cris déchirants.

Alors que nous descendons de l’échafaudage périlleux de cartons où cette capture digne d’un safari nous avait entraînée, la mère surgit et nous toise avec colère tout en répondant par des feulements furieux aux cris de détresse de ses petits. Son tour viendra plus tard, il nous faut d’abord porter les chatons chez le vétérinaire.

Ce praticien dévoué à notre cause, fera les premières constatations sur les petits patients : bonne santé générale, évaluation de l’âge (moins de 2 mois). Ensuite, ils seront déparasités, vermifugés, lavés, tatoués et proposés à l’adoption. L’assistante du vétérinaire se charge de leur apporter le réconfort si important dans cette période clé de leur existence et qui va conditionner la qualité de leur socialisation.

Mais notre tâche n’est pas terminée, la mère doit être prise. Sa fertilité est un risque pour toute la petite communauté de chats protégés dans ce lieu et seul un contrôle sévère des naissances permet de garantir une survie à ces chats libres. Nous retournons vérifier la trappe et constatons avec soulagement qu’elle a fonctionné. Sans ses petits, la mère a dû être moins attentive et s’est laissée capturer.

Le vétérinaire l’accueille et pratique les mêmes premiers soins qu’à ses petits. Elle est ensuite stérilisée. Dix jours plus tard, elle est relâchée sur son site de capture. Nous l’avons surnommée Pompadour (à cause de ses pattes un peu torses). Aujourd’hui elle vit heureuse avec les quelques autres chats qui composent sa petite communauté féline. Nos bénévoles la voient régulièrement lors de leurs visites quotidiennes pour les nourrir.
Quant aux petits, ils ont trouvé des foyers d’accueil en quelques jours, ils étaient si mignons !

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La dernière mise à jour de ce site date de octobre 2006